Restons en Sologne pour découvrir la face cachée et la profondeur de ce décor avec André Renaud qui a retrouvé, guidé par le Maître, les lieux réels des aventures de Michel de Villecherron. Un «road-trip» qui débute à Orléans, suit les bords du Loiret, croise le duc de Guise à Saint-Hilaire, découvre la Corbillière des Frangins. On essaie vainement de retrouver Panthacrène, «enlevé» au sens premier du terme (heureusement qu’il nous reste une étude du Maître pour le reconnaître) mais on se console de cette disparition en plongeant dans l’atmosphère de La Ronceraie, près de Villesavin, et bien sûr celle de Nampilly et Pontchevrain, avec le château d’Epilly.

nampilly

Oui, finalement ils existent, tous ces domaines qu’on connaît depuis les guerres de religion. On a vraiment retrouvé des documents d’époque retraçant l’histoire de Nampilly : origines du blason, plan du domaine ou des fermes, gravures du château… Nous avons même entre les mains le manuscrit original de Tempête sur Nampilly, avec ses repentirs, ses ajouts et suppressions, ses incessantes réécritures (peut-être les découvrirez-vous bientôt sur ce blog…).

Pour mieux s’y retrouver, les rédacteurs de ce Bulletin spécial n’ont pas reculé devant un travail monstre : recenser tous les lieux et personnages de Nampilly dans un dictionnaire. Bon, d’accord, un petit dictionnaire, mais quand même… On y apprend bien des choses. Qui saurait dire ce qu’était Au Pschitt, qui était Foxie, quel était le métier de Thérard, comment se prénommait la marquise de Pontchevrain ?

Tant qu’à être dans les dictionnaires, élargissons les thèmes pour lister, après les lieux et les personnages, tous les romans de Bruno Saint-Hill (et ses divers pseudonymes). Avez-vous déjà compté ? Non ? Eh bien on arrive à… roulement de tambour… 39 romans ! Dommage, à un près, ça faisait un compte rond. Le Bulletin propose pour chaque livre une note, pour vingt-quatre d’entre eux une fiche de lecture complète et même pour Swedenborg deux fiches de lecture !

Les romans signés Fondal (auxquels la légende refusera sans doute toujours la signature de Bruno Saint-Hill…) ont même droit à une présentation spéciale, pour mieux les réunir et les étudier. Comment est-on passé de Foncine et Dalens à Foncine, Dalens et Saint-Hill ? Comment s'organisait cette écriture à six mains ? Et présentation des personnages, et dissection des sous-terrains de Fontvive (avec un courrier de Pierre Joubert pour affiner les descriptions) etc, etc… Tiens, en aparte, savez-vous qu’il existe dans un tiroir un manuscrit de Fondal, entièrement de la main de Bruno Saint-Hill, dont l'action se déroule à peu près à l'époque de L’Affaire Marmouset ? Aura-t-on la chance de le découvrir un jour ?

En attendant, pour se consoler, on lira Aux temps heureux de la Libération, ultime cadeau de ce Bulletin, une nouvelle inédite de cinq pages (des grandes pages !), illustrée pour l’occasion par Bernard Dufossé. Scoute, bien sûr, et dans le plus pur esprit Signe de Piste.

blaireau