06 février 2010
Lancement de Sang et Or
En partenariat avec le Conseil Général de Vendée, les Amis du Signe de Piste lancent officiellemen Sang et Or, le 7 mars au musée du Logis de la Chabotterie. Au programme : exposition des dessins originaux de Bernard Dufossé, rencontre avec Dominique Souchet (député de la Vendée et vice-président du Conseil général de la Vendée) et bien entendu, dédicaces de Henri Bourgenay.
--> Logis de la Chabotterie <--
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04 février 2010
La saga du Prince Eric...
Sur le blog Gentille sorcière, un très bel article d'une lectrice de Signe de Piste : découverte, ressentis, souvenirs... Un texte qui rapellera sans doute à certains leur propre expérience.
--> Gentille sorcière <--
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02 février 2010
La Photo écossaise
Le 27 novembre, le Saint George Choir de l'église anglicane Saint-Georges à Paris, donne un concert à Guimet. On peut y entendre le Trumpet voluntary de Henry Purcell, la Ceremony of Carols de Benjamin Britten, l'Alleluhiah du Messie de Haendel et le God Save the Queen à la fin.
Découvrez la playlist La Photo écossaise avec Various Artists
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31 janvier 2010
Jacques da Cunha
Les quatre romans de Jacques da Cunha, Le Seigneur d’Arangua (1964), Claudio (1966), Gil des Lavras (1971) et Sévero (1978), ont tous le Brésil pour décor. Bien que totalement indépendants les uns des autres, on pourrait presque dire qu’il s’agit d’une série, tant on trouve de correspondances entre les différentes histoires.
Dans Le Seigneur d’Arangua, seul roman scout de la ‘’série’’, Jacques da Cunha nous emmène sur les riches domaines brésiliens à la rencontre des fils de fazendarios livrés à eux-mêmes à cause de parents absents et qui dirigent les caboclos en vrais petits maîtres. Mais Le Seigneur d’Arangua, bien qu’il aborde déjà certaines facettes de la société brésilienne, reste assez léger dans son analyse. Le comportement de Philippe en jeune sauvage assoiffé d’aventure prend souvent le pas sur le milieu dans lequel il vit. Les portraits de miséreux, lépreux, vieillards que dresse l’auteur, la nature hostile qui sert de décor passent au second plan. Ou peut-être, simplement Jacques da Cunha n’a-t-elle pas souhaité, dans ce premier roman, être trop rude en dénonçant certains travers de la société brésilienne ?
Ces abus, le lecteur les découvre dans Claudio, le second roman de Jacques da Cunha. Claudio plonge au cœur des favelas de Rio de Janeiro dans ce qu’elles ont de plus violent : les coups, l’alcool, la drogue, le vol… la misère. Et surtout – ce que l’on retrouve d’ailleurs dans tous les romans de Jacques da Cunha – le gouffre qui existe entre les familles les plus riches et les familles les plus pauvres de la société brésilienne, les plus aisés venant en aide, financièrement, socialement, culturellement, aux plus démunis. Cette vision économique et sociale, cet antagonisme riches-pauvres, est central dans l’intrigue et le décor de Claudio. On passe dans ce roman de la Rocinha, le pire des bidonvilles de Rio, aux villas des beaux quartiers. A la Rocinha, les enfants vivent dans la boue, en guenilles, à peine éduqués, souvent battus. Grossiers, bagarreurs, au mieux voleurs, au pire drogués ou meurtriers. En face, les enfants des classes aisées, bien habillés, bien élevés, recevant une éducation parfaite dans de parfaits lycées privés. Le roman est basé sur la rencontre – improbable – de ces deux milieux, le choc de ces deux modes de vie qui paraissent si éloignés. L’histoire de rapprochement entre l’enfant du bidonville et le « fils de riches » paraît au premier abord invraisemblable, à peu près irréaliste : l’enfant kidnappé bébé qui retrouve par hasard sa vrai famille, 15 ans après... Pourtant, l’auteur insiste dans la préface du roman, à travers les lignes de Jean d’Izieu, sur ce fait de société presque banal au Brésil. Les enlèvements d’enfants, sinon courants, ne sont ni si rares ni si étonnants que l’on pourrait le croire.
On lit donc le roman différemment, en se disant qu’il ne s’agit pas d’aventures rocambolesques mais d’une plongée dans ce que le Brésil peut avoir de plus sordide. Et, de ce fait, l’éducation ultra-stricte que reçoivent Alvaro et ses frères paraît tout à fait supportable, par rapport à ce que subit Claudio dans sa pauvre cabane.
Cet antagonisme entre deux styles d’éducation est présent en fil rouge dans toute l’œuvre de Jacques da Cunha. Quand il ne s’agit pas d’une opposition entre deux milieux sociaux d’une même ville, c’est le pays lui-même qui est visé. On sent dans le Nord une sévérité toute différente de celle du Sud. Dans les grands domaines du Nord (Le Seigneur d’Arangua, Sévero), les enfants sont « dressés » à devenir les Maîtres de leurs terres. On leur demande d’être irréprochables et on n’hésite pas à recourir à de dures punitions (corporelles ou non) pour le leur faire comprendre. Rigueur et sévérité sont piliers de l’éducation des enfants.
Dans le Sud (encore Sévero), l’éducation est plus douce, plus libre aussi. Les enfants grandissent à leur rythme, et on ne leur demande pas, à quinze ans, de savoir déjà diriger la propriété familiale. Si on peut constater cette opposition entre les romans, on la trouve également à l’intérieur d’un même livre, Sévero, qui la met en scène en opposant Damiano, adolescent profondément ‘’sudiste’’ à Sévero, typiquement ‘’nordiste’’, qui paraît en cela bien plus mûr que son ami.
Ces différents systèmes d’éducation, Jacques da Cunha les met en scène en admettant leur sévérité mais sans vraiment la mettre en cause. Mais quand on est appelé à prendre en main un domaine de milliers d’hectares et à être responsable des conditions de vie d’ouvriers, mineurs, fermiers, de familles entières, il est indispensable de savoir diriger en véritable chef d’entreprise. Car les propriétés qui sont le théâtre des aventures relatées par Jacques da Cunha sont bien plus proches de petits Etats dans l’Etat que de simples fermettes de campagne. Exception faite de Claudio qui se déroule en ville (et encore, les parents de Diniz sont apparemment issus de ces milieux), Le Seigneur d’Arangua, Gil des Lavras et Sévero pourraient mettre en scène de petits gouvernements, des princes héritiers en apprentissage. D’autant que les intrigues doivent beaucoup à des histoires de familles compliquées, des enfants cachés, enlevés ou déshérités, des branches en conflits avec d’autres.
Le paternalisme exercé par les fazendarios – les pères des héros – même s’il paraît parfois trop rigide et s’ils semblent avoir presque un droit de vie ou de mort sur leurs «sujets», peut s’expliquer par l’étendue géographique des domaines à contrôler et la criminalité fort élevée. La main de fer dont font preuve les dirigeants – et leurs héritiers, d’ailleurs – est finalement indispensable pour gérer les problèmes auxquels ils sont confrontés. Car il ne faut pas voir que du négatif dans leur façon de gouverner. Qu’un homme boive alors que le Maître l’a interdit : il est sévèrement puni. A l’inverse, qu’un villageois ait besoin d’un médecin et il l’a le plus rapidement possible. Cette vision des choses est-elle encore d’actualité aujourd’hui ? Doit-on y voir uniquement un pays romancé ou s’agit-il du Brésil tel qu’il était dans les années soixante ?
En d’autres termes, peut-on, à travers quatre romans seulement, donner une image véridique d’un pays et de son (ses) peuple(s) ? Ces aspects du Brésil que l’on retrouve dans tous les romans de Jacques da Cunha sont-ils une bonne représentation de ce pays encore aujourd’hui en mouvement ? On aurait envie de répondre que oui, vu que les favelas de Claudio sont tout à fait similaires – excepté la fin heureuse du roman – à celles que l’on peut voir aujourd’hui grâce à d’autres médias.
--> Fiche auteur chez les Amis du Signe de Piste <--

29 janvier 2010
Jean-Louis Haussaire
Nous avons appris cette semaine le décès de Jean-Louis Haussaire, auteur de Gencenay ou le garçon aux pieds nus. Jean-Louis Haussaire était un fidèle des Amis du Signe de Piste. Nous regretterons son absence lors de la prochaine Assemblée Générale. Il avait écrit une suite à Gencenay ou le garçon aux pieds nus qui reste, à ce jour, non publiée. Voici l'avis de décès paru dans Le Figaro.

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27 janvier 2010
Retour au royaume
Depuis la sortie des deux premiers tomes, on savait bien qu'il y aurait ''un jour" une suite au Deuxième jeu et à Iaume le preux. Cette suite, on l'espérait, on l'attendait... un jour peut-être. Eh bien ça y est, elle est arrivée !
Nous vous avions promis des surprises en plus du "programme" déjà prévu pour l'année. Anne l'a délicatement évoqué récemment dans un commentaire... Mais là c'est sûr: Le Frère du Lynx (titre provisoire) sera disponible en fin d'année.
Bon, il va falloir encore beaucoup de travail, pas mal de relectures et re-relectures, prévoir les illustrations, faire imprimer, organiser la distribution. Eh oui, c'est un vrai métier d'éditer un livre. Enfin, on devrait bientôt en savoir plus.
Seul indice pour le moment: l'intrigue commence deux jours après la fin de Iaume le preux. A suivre...
--> Le site d'Yves Taillefer <--







