Le saviez-vous ? Les romans de Serge Dalens sont étudiés à l’école ! Rencontre avec Brigitte D, professeur de lettres à Marcq-en-Baroeul qui a choisi Le Bracelet de Vermeil pour ses élèves de 5ème.

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Pourriez-vous nous dire ce qui vous a poussé à étudier Le Bracelet de vermeil ?
De nombreuses raisons ! Tout d’abord des raisons personnelles: étant jeune, j’avais lu et beaucoup aimé la série Le prince Eric. Ensuite, les instructions du Ministère nous incitent à faire lire de la littérature pour la jeunesse aux élèves de 5ème. Nombre de romans pour jeunes sont très pauvres, trop courts ou mal construits. Au contraire, Le Bracelet de vermeil est très bien écrit et dispose de nombreux atouts exploitables pour une étude avec des élèves. C’est un livre parfaitement à la portée des jeunes, son intrigue est très riche. Vouloir à tout prix aborder Flaubert ou Zola de façon trop précoce dans les classes de Collège, jusqu’en 4ème, comporte le risque de dégoûter le jeune des grandes œuvres littéraires. Par contre, rien ne nous empêche d’en étudier des extraits.

Concrètement, comme procédez-vous pour étudier Le Bracelet de vermeil avec vos élèves ?
Il s’agit de "lecture suivie". Les élèves disposent de quatre semaines pour lire l’œuvre en entier, puis nous étudions des passages en classe : les descriptions, le caractère des personnages, etc… Nous travaillons en même temps les outils de la langue: orthographe, vocabulaire, grammaire…

Le Bracelet de vermeil a-t-il plu aux élèves ?
Oui, ils ont beaucoup aimé. Certains d’entre eux l’avaient déjà lu, souvent incités par leurs parents. Et cet ouvrage propose une véritable aventure, imaginaire, certes, mais réaliste et très attrayante.

On dit souvent que les Signe de piste ont beaucoup de succès dans les milieux catholiques plutôt favorisés. D’une manière générale, le Collège de Marcq recrute parmi ce milieu. Pensez-vous qu’une étude du Bracelet de vermeil serait possible dans n’importe quel collège ?
Sans aucun doute. Je travaillais auparavant dans un collège de Roubaix situé en zone sensible. La situation sociale des élèves n’était pas du tout la même: il y avait un nombre important d’étrangers, de musulmans. Et les élèves avaient aussi énormément aimé. Mais leur approche n’était pas la même: ils étaient beaucoup plus sensibles à l’image de fratrie, aux liens de groupe du Bracelet.

Le Bracelet de vermeil est-il encore au programme de vos élèves cette année ?
Non. En réalité, j’étudie toujours un ouvrage de Serge Dalens, mais comme il y a quelques redoublants, j’utilise le deuxième volume de la série: Le Prince Eric.

Sans être uniquement une collection de "romans scouts", le Signe de Piste a énormément de succès auprès des jeunes scouts ou guides. Vous-même, avez-vous été guide ?
Oui, mais je n’avais pas trop aimé le scoutisme étant jeune. Par contre, j’ai été cheftaine à partir de 18 ans, et cela a duré 7 ans !

Comment aviez-vous découvert la Collection ?
Lorsque j’avais 12-13 ans, mon père m’avait conseillé d’en lire. Je me souviens d’ailleurs qu’il en avait profité pour les relire ! Certains titres me reviennent: L’Etoile de pourpre, Le Juge avait un fils

N’avez-vous jamais pensé à étudier un livre de la Collection Signe de Piste écrit par un autre auteur ?
Effectivement, je n’ai jamais pensé à changer, tout simplement parce que je n’ai aucune raison de le faire: les romans de Serge Dalens me conviennent parfaitement et, comme je l’ai déjà dit, ils possèdent de nombreux atouts. Alors, pourquoi changer ?

Propos recueillis par Eric Bargibant pour
le Bulletin des Amis du Signe de Piste n°51, mars 2001
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