Les Echos de Nampilly

Le blog de Nampilly.fr, des fans du Signe de Piste, du roman d'aventure, du Prince Eric...

10 mai 2008

Joubertomania n°20

Le dernier numéro de Joubertomania (lettre de liaison à parution irrégulière destinée aux amis et correspondants réguliers de Jacques Dutrey, son concepteur) a atterri dans les boîtes aux lettres fin avril. Au programme :

- Pierre Joubert aux enchères, la côte :
       ~ calendrier 1952, gouache : 2 521 € sur ebay
       ~ Vie active, 1950 : 650 € sur ebay
       ~ vente de l'hôtel Dassault

- Les inédits et nouveautés dénichés par le "concepteur" ou ses "amis et correspondants" : oui, on trouve encore des dessins ou reprises inconnus de Pierre Joubert !

- La rectification de lieux communs trop longtemps répétés :
       ~ Wikipedia et le Signe de Piste
       ~ Le Relais de la Chance-au-Roy et Pierre Joubert

- Le Signe de Piste dans les livres
       ~ Dictionnaire de littérature à l'usage des snobs et surtout de ceux qui ne le sont pas
       ~ La Reine Astrid, histoire d'un mythe

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08 mai 2008

Les Cahiers Robinson - fin

Les détours de la transmission : des romans scouts en quête de re-pères
partie 2

Laurent Deom
Cahiers Robinson n°22, Figures paternelles - 2007

--> Le début <--

Des adultes épargnés

On pourrait avoir l’impression que les adultes sont systématiquement dénigrés dans les Signe de Piste, mais certains sont épargnés, voire même valorisés. Ils ont pour trait commun le fait d’être toujours décrit comme jeunes (« un jeune homme », « un homme encore jeune », « une apparence juvénile »…), ce qui les rapproche des héros adolescents : le juge Lardy, l’abbé Chatel, Robert de Kertad, François Barré…

Détenteur d’une forme d’autorité (magistrat, chef scout, prêtre), ces adultes deviennent les idoles, les maîtres, la référence que les protagonistes choisissent de suivre comme substitut de leur figure paternelle. Le juge Lardy l’explique lui-même à Jacques : son métier, « c’est de [l’]aider à devenir un homme ».

1___1989___NSP_039
Nouveau Signe de Piste n°39, 1989

Le discours du maître

La fonction de père peut être assurée par l’histoire elle-même, à travers un personnage, comme le montre le paragraphe précédent, mais il peut également l’être par l’auteur lui-même qui prend la parole. Ce discours direct se trouve principalement dans les préfaces. Sur les 21 romans qu’étudie Laurent Deom, 16 comportent une préface. Dans 7 de ses préfaces, le locuteur s’adresse directement à son lecteur. C’est le cas notamment de Serge Dalens (« Je souhaite qu’Eric et Christian soient vos amis comme ils demeurent les miens… »). L’auteur assure donc ainsi le discours du père réel durant le temps de la lecture.

Conclusion

Le fait que les parents soient dans l’impossibilité d’accomplir leur tâche envers leurs enfants ne dévalorise pas forcément les adultes et ne remet pas en cause leur autorité. Les romans scouts montrent que, lorsque ceux qui devaient occuper la place du maître s’en révèlent incapables, d’autres, plus aptes, sont désignés pour remplir leur rôle. La transmission passe ainsi des uns aux autres, et l’autorité est sauve, aussi bien dans le récit que dans la relation entre l’auteur et son lecteur.

Dans ces romans, l’objet de la transmission dépasse la simple éducation pour toucher au processus initiatique et transformer le lecteur à travers les personnages. Ceci reste à préciser.

--> En savoir plus ou commander les Cahiers Robinson <--

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04 mai 2008

Les Cahiers Robinson - 5

Les détours de la transmission : des romans scouts en quête de re-pères
partie 1

Laurent Deom
Cahiers Robinson n°22, Figures paternelles - 2007

cahiers

Le conflit avec les parents représentant le centre de l’adolescence, il est normal qu’on le retrouve dans les romans pour adolescents en général et le Signe de Piste en particulier. Les romans présentent des parents ne pouvant plus remplir leur rôle (décédés ou démissionnaires) et, parfois, des figures adultes de substitution.

Des enfants orphelins

Chez Serge Dalens, Jean Valbert, X.B. Leprince, Jean-Louis Foncine, les héros souffrent souvent du décès d’un de leurs parents, sinon des deux. Christian Guérin note que cette absence de figure parentale est présente dans au moins 6 romans sur 10 dans la collection Signe de Piste publiés entre 1937 et 1964.

Ce fait peut s’expliquer de plusieurs manières. Si l’on part du principe que les romans s’appuient sur le monde réel, comment est-il possible que ces adolescents soient orphelins ? Il est à noter que certains auteurs (Serge Dalens, Jean-Louis Foncine) sont nés avant la première guerre mondiale. Ils ont donc grandi à une époque où 20% des enfants de 10 ans étaient orphelins de père, 30% des jeunes de 20 ans. Ils auraient donc reproduit dans les années 1930, lors de l’écriture des romans, leur propre enfance et non l’adolescence de l’époque. Cependant, cela ne tient pas pour les auteurs nés après 1920.

On peut aussi penser que l’orphelin est un ressort narratif. L’absence d’un parent est la raison de la quête du héros qui cherche soit à faire son deuil, soit à trouver un substitut. Ce thème est d’ailleurs souvent utilisé dans la littérature de jeunesse. Enfin, il est possible que le jeune lecteur, en s’identifiant à un personnage orphelin, dépasse son complexe d’Œdipe et la déception de constater que ses parents ne sont pas parfaits.

Malgré cela, l’orphelin n’est pas le point central des romans. Il est utilisé pour créer une base sentimentale ou une problématique, sans que l’intrigue principale soit centrée dessus.

Le cas « Ayacks »

Jean-Louis Foncine place son premier roman, La Bande des Ayacks, dans la lignée des textes conflictuels en le présentant comme le premier roman axé sur « la contestation en groupe des jeunes envers les adultes ». Certes d’autres auteurs l’ont essayé avant lui (Mark Twain, la Comtesse de Ségur…) mais seuls les Ayacks, selon Jean-Louis Foncine, sont sortis victorieux de leur lutte contre l’ordre établi et sont parvenus à faire changer leurs parents. Cette affirmation est discutable, puisque Les Ayacks ne sont finalement pas plus indépendants que Tom Sawyer et qu’ils ont de toute façon besoin d’adultes pour arriver à leurs fins.

ayacks

Dans La Bande des Ayacks, les adultes sont à de nombreuses reprises dévalorisés. Dès le prologue, le narrateur se place dans le camp des enfants, en taxant les « grandes personnes » d’insatiabilité, en leur infligeant une punition infantile (les priver de dessert) et en les excluant finalement des lecteurs (« je n’écris pas pour les grandes personnes »). Tout au long du roman, les adultes sont dépréciés par le narrateur, notamment à travers les paroles de M. Angeli et M. Barré qui sont, eux, du côté des enfants. Pour le premier, les adultes sont simplement malhonnêtes. Pour le second, il s’agit de canailles « faisant payer aux enfants la perte de leur propre enfance ». Bien sûr, seul Malaïac est mis en cause. Mais le village représente en fait la cause adulte en général puisqu’il n’y a pas de « monde extérieur » dans le roman.

Une transmission problématique

Tous les parents ne sont pas dévalorisés comme peuvent l’être ceux des Ayacks. Dans certains romans, le père est le dépositaire d’une mission qu’il transmet à son fils avant de mourir.

bracelet

C’est le cas du Bracelet de vermeil, dans lequel Eric est chargé d’une mission dont il ignore tout. Le caractère héréditaire de cette mission est montré dès le prologue par la succession des générations. Eric brisera pourtant le cercle, préférant le pardon à la vengeance et refusant la mission qui lui a été confiée (tuer le descendant d’une famille qui a autrefois massacré la sienne). Eric renonce ainsi à l’espoir d’atteindre le but de sa quête.

Dans La Quête fantastique, Bruno rencontre une situation assez similaire. Son ancêtre Conrad s’est vu confier par Louis II de Bavière une médaille lui permettant de trouver le Graal. La mission s’est transmise ici aussi de génération en génération jusqu’à Bruno, dont le père est décédé durant la guerre. Contrairement à Eric, Bruno trouve le Graal dans La neuvième croisade. Mais celui-ci disparaît aussitôt car l’objet devant permettre la fin des conflits sur Terre n’est en réalité qu’une pierre radioactive qui se révèle dangereuse. La mission de Bruno est ainsi un semi-échec.

croisade

Pourtant, même si les missions d’Eric et Bruno échouent toutes deux, les deux héros sont « sanctionnés positivement ». Eric trouve des amis chez les scouts alors qu’il était isolé au début de l’histoire, et Bruno rencontre l’amour avec Amicie. Dans les deux cas, le rôle du père est invalidé, comme dans d’autres romans Signe de piste tel Le Glaive de Cologne.

--> La suite <--

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11 avril 2008

Le Royaume et la Gloire - 5

Encore et encore et toujours Le Royaume et la Gloire... Le mois dernier on le retrouvait dans Famille Chrétienne, ce mois-ci c'est France Catholique qui lui consacre deux pleines pages élogieuses. Au passage, la fameuse exposition Images du Scoutisme n'est pas oubliée.

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Cliquez pour agrandir

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08 mars 2008

Le Royaume et la Gloire - 4

L'hebdomadaire Famille Chrétienne n° 1573 du 8 au 14 mars 2008 (cette semaine, donc) consacre tout un article au Royaume et la Gloire, d'Yves Taillefer, dont nous avons déjà parlé ici plusieurs fois. La consécration dans un magazine aussi connu, dont le lectorat représente si parfaitement celui de la Collection Signe de Piste, montre encore une fois toute la valeur et la portée de cette série.

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(cliquer pour agrandir)

--> Le Royaume et la Gloire, le site <--

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17 janvier 2008

Le Royaume et la Gloire - 3

Continuons notre cycle d'analyses "Le Royaume et la Gloire vu par...". Autant de formes et de fonds qui prouvent toute la richesse du roman.

Commentaire de Jean-Baptiste, 18 ans, 1re année de Mar Mar, intégrée
ACT chez les Suf, cette année. Long passé de scoutisme chez les Scouts d'Europe.

« - Jean-Baptiste, tu as aimé le Royaume et la Gloire ?
- Ah oui, j'ai beaucoup aimé, c'est super bien, Iaume, le gars qui as un coup de blues, c'est tout à fait ça.
- Mais Jean-Baptiste, tous ces combats, ça ne t'as pas choqué ?
- Bein non, c'est comme ça, dans les grands jeux, il y a toujours un ou deux éclopés. »

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--> Le Royaume et la Gloire - 1 <--
--> Le Royaume et la Gloire - 2 <--
--> Le Royaume et la Gloire - le site officiel <--

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18 décembre 2007

Le Royaume et la Gloire - 2

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Yves Taillefer, dimanche 9 décembre :
"Il m'arrivait de laisser Iaume accroché à une tour pour courir à l'office"
(interprétation libre et décontextualisée de Jedi pour Nampilly)

--> Le Royaume et la Gloire, le site <--

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18 novembre 2007

Parution : Le Royaume et la Gloire

Le Royaume et la Gloire, d'Yves Taillefer, est une série de romans scouts en deux volumes, éditée par les Amis du Signe de Piste aux éditions de la Licorne et illustrée par Bernard Dufossé (couverture couleur et 10 illustrations noir et blanc par roman). Parution le 9 décembre 2007, commande par Internet, sur le site de la série.

Nous avons eu le plaisir de découvrir, en avant-première, le double manuscrit (version non finalisée). Nous vous livrons notre première impression, positive, car les deux romans nous ont vraiment enthousiasmées.

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Ça commence comme un grand jeu. Parce que c’en est un… au départ. Mais quand les scouts de la IIIème Ardres-d’Alèves jouent, très vite on ne sait plus ce qui relève du jeu scout et ce qui le dépasse. C’est au milieu des montagnes et des villages hauts perchés que Iaume passera ainsi du jeu à l’aventure. Le Royaume qui s’ouvre devant lui, invisible au reste de la patrouille, au reste de la troupe, n’appartient qu’à lui. Mais que c’est embêtant de se voir sans cesse ramené à la réalité par des scouts bassement terre à terre et ne se souciant que d’enfantillages ! A moins… à moins que finalement le Royaume ne les accueille aussi ?

Dans Le Deuxième jeu, Iaume, mal à son aise dans son rôle de second de patrouille, peu à sa place à la Troupe, ferait n’importe quoi pour être ailleurs. Mais non, il faut suivre, il faut jouer quand même. Jusqu’à l’année dernière, Iaume était un scout modèle, un garçon parfait. Mais cette année, à part sa mèche et son bronzage, il n’y a plus grand-chose qui semble l’intéresser. Et surtout pas les grands jeux. Sauf, éventuellement, l’escalade impossible d’une tour en ruine, et encore, c’est plutôt pour impressionner cet insupportable Kleb et en remontrer à Geoffroy, son CP trop conciliant. Heureusement que le haut de la tour est la première porte du Royaume, le Royaume toujours fidèle, toujours présent, tout autour de lui, accessible d’où qu’il se trouve.

Et il sera encore là l’année suivante, dans Iaume le Preux, quand Iaume, devenu CP, en aura de nouveau besoin. Sauf que, cette fois, ce sont les quatre patrouilles qui pénètreront le Royaume, d’emblée, dès le début du jeu. Un Royaume toujours fait de hauts sommets et de villages déserts, où les hommes n’ont plus leur place. Il n’y a plus que des garçons, tour à tour scouts ou soldats de Charlemagne. Et c’est au milieu de tout cela, au terme de sa dernière année de scoutisme, que Iaume trouvera enfin sa place…

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Les atouts des deux livres sont tellement nombreux qu’ils sont difficiles à énumérer. Le Royaume et la Gloire est une série extrêmement novatrice. Depuis des années, depuis la très grande époque du Signe de Piste, on n’avait pas eu l’occasion de lire un roman aussi bien construit, aussi complet, aussi dense. Les personnages, les décors, l’action sont pensés, réfléchis, étudiés avec soin, pour aboutir à un tout particulièrement fougueux. On sent qu’Yves Taillefer connaît parfaitement ce dont il parle. Longtemps scout et aujourd’hui aumônier scout, il a très visiblement vécu ce qu’il raconte : les bastons dans lesquelles les garçons se lancent à corps perdus, les périodes de doute et de réflexion personnelle, les marches harassantes dans des casses poussiéreuses, et surtout la montagne, la chaleur verticale et la solitude des grands espaces qui donnent le tournis…

Le style est précis, pointu, là encore parfaitement maîtrisé. Alternant des scènes d’action intense (poursuites et bagarres verbales ou physiques, mais toujours par jeu) avec des descriptions extrêmement poétiques, Yves Taillefer entraîne son lecteur dans un tourbillon aventureux dont on s’extrait avec difficulté, que l’on soit scout ou non. Parce qu’il n’est pas utile d’avoir été scout pour rêver du Royaume, pour connaître le jeu de la montagne ou se prendre d’affection pour des personnages, principaux ou secondaires, aux caractères terriblement attachants. Loin d’être des icônes scoutes impersonnelles, comme on en a trop souvent vues, les héros sont avant tout des adolescents, c’est-à-dire des garçons plein de défauts, comme tout le monde, avec un langage pas toujours des plus châtié, comme tout le monde aussi. Yves Taillefer prouve par deux fois qu’il n’est pas nécessaire d’être parfait pour être un bon scout, un garçon « qui y croit » et que point n’est besoin d’être irréprochable pour être sincère et vivant.

Les deux livres sont construits sur ce principe de sincérité : ils sont vrais. Lumineux. Beaux.

--> Le Royaume et la Gloire <--

--> Les Amis du Signe de Piste <--

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17 novembre 2007

Parution : Joubertomania n°18

Parution début novembre de Joubertomania n°18, écrit, édité, imprimé et diffusé par JD (prononcer « Jaydi »).

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Sommaire assez varié et comme toujours assez confus :

- Origine de la gouache qui sert de couverture au cd Les plus beaux chants scouts. Comme quoi l’avantage avec Joubert, c’est que quand on n’utilise pas un dessin pour sa destination première on est sûr de pouvoir le recaser ailleurs, même 40 ans plus tard.

- Liste des calendriers des guides et scouts d’Europe illustrés par Pierre joubert avec références, reprises, etc…Tous les dessins sont recensés, de 1972 à 2001. Pour les fans qui chercheraient assidûment les calendriers, on signale que la plupart des dessins sont en fait repris dans Scouts ou par Carrick (cartes postales ou posters).

- Les bibis de bipi et bipi par pidji : petit historique de quelques portraits de Baden Powell (bipi), par Pierre Joubert (pidji) ou non (bibis, surtout non, d’ailleurs).

- Collectionnite : recyclage d’un article qui aurait dû paraître il y a déjà longtemps, et qui donne un petit cours aux collectionneurs Joubert-Signe de Piste novices. Quoi chercher, comment, où et à quel prix. Intéressante liste d’adresses, commentaires à l’appui. On notera en particulier le site http://www.thema-livres.com

- Rencontre Joubert-Dalens : 1933 ou 1934 ? Encore des mythes qui s’écroulent : non, Le Bracelet de vermeil n’est pas le premier écrit de Serge Dalens (disons qu’il est le premier réussi, ce qui ne change pas grand-chose), non, Joubert n’a pas illustré Dalens pour la première fois avec Le Bracelet de vermeil, non, Joubert n’a pas illustré Dalens qu’après l’avoir rencontré. Ah là là quel rabat-joie ce Jacques Dutrey ! Puis dérapage (contrôlé) vers France Magazine qui vit débuter Dalens, Foncine, Joubert… Saviez-vous que Joubert avait illustré Pearl Buck ?

- Légitimité du SDP : étude approfondie du sigle SDP et de ses significations à travers le net et la société. Rien à voir avec le Signe de Piste mais on s’amuse.

- Le genou chez Pierre Joubert : petit extrait de tous les genoux (nus) scouts ou guides qui parsèment les dessins de Joubert. Ce qui exclut d’office certaines branches scoutes des dessins. Pas de bol.

- Du nouveau pas nouveau : des petits bouts et couvertures connues ou non de Pierre Joubert reparaissent ici ou là…

Encore un numéro à ne pas rater, en attendant le prochain. Entre pertinence des analyses, études, listes, et humour des piques non dissimulées, Joubertomania est un grand moment de lecture, et une source d’information inépuisable pour qui s’intéresse à Pierre Joubert en particulier et au Signe de Piste en général.

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Parution : Bulletin spécial Jean-Louis Foncine

Le Bulletin 70-71 des Amis du Signe de Piste, paru début novembre, est un hommage à Jean-Louis Foncine, disparu il y a deux ans.

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En introduction, Philippe Verdin retrace le parcours de l'écrivain en parallèle avec celui de Serge Dalens, tant les rapports amicaux et professionnels de ces deux auteurs et directeurs du Signe de piste sous-tendent toute l'histoire de la Collection.

Suit une longue interview, mix entre le travail d'Eric Bargibant et un entretien avec Carine S., mené peu de temps avant la mort de Jean-Louis Foncine, où il revient sur son enfance, ses débuts d'auteurs, ses activités au sein du scoutisme, le Signe de Piste... Y est intercalée une biographie complète et détaillée, ainsi que des extraits de textes sur "L'aventure scoute", "La genèse des Ayacks", un témoignage d'Antoine de Briclau sur l'écriture commune du Lys éclaboussé et une reproduction intéressante de deux pages du manuscrit des Forts et des purs, où l'on constate "qu'autant Serge Dalens corrigeait sans cesse ses manuscrits, autant Jean-Louis Foncine est étonnamment fidèle au premier jet, à peine raturé !"

Avec Jean-Louis Foncine et l'idée européenne, Philippe Arnould revient sur un des thèmes chers et très souvent présents dans ses romans : la réconciliation franco-allemande et, au-delà, une Europe unie, fraternelle et ayant repoussé les spectres de la guerre. Le Foulard de sang, Le Glaive de Cologne, Les Forts et les purs sont évidemment les romans-phares de ce rêve foncinien.

Le somptueux dossier sur le Pays perdu, d'Eric Bargibant, présente une étude détaillée et complète, avec cartes, photos, illustrations, BD, indications topographiques et extraits de romans, des lieux mythiques de l'univers de Foncine : Malaïac, Champotte, Vesmes, l'autel de marbre rose, le presbytère de l'épouvante, le château de la folie, l'abbaye d'Acey, les ruines de Balançon, la Route de la Poste, les grottes de l'Ermitage, Mallerange, la Croix Boyon, tout y est ! S'ensuivent quelques souvenirs épiques de grands jeux organisés et racontés par Jean-Louis Foncine, et la conclusion d'Eric Bargibant sur une interview de Benoît Roels qui adapta en BD les Chroniques du Pays perdu.

Mais le Pays perdu ne fut pas seulement écrit ou dessiné, il fut aussi filmé, avec le tournage d'Hier la Liberté, raconté par Jean-François Pays (réalisateur du film et co-auteur du roman), et celui de La Bande des Ayacks, filmé en 1970 (film hélas égaré par l'INA, aux dernières nouvelles).

Jean Weber, ancien président des Amis du Signe de Piste, montre une autre facette de Jean-Louis Foncine : le chansonnier. Foncine a en effet écrit quelques chansons ou hymnes de guerre inspirés de ses romans. Mis en musique par Jean Weber, ces textes auraient pu figurer sur un disque qui n'a jamais vu le jour.

Enfin, Jean-François Bazin, Maurice Vauthier, Jean-Marie Dancourt, Jean Bernadac rendent hommage au père des Ayacks, ainsi que Le Républicain lorrain et La Presse de Gray...

Le numéro se conclut par les Conseils à un jeune écrivain, écrits pour une plaquette de présentation du Prix des Moins de 25 ans, clin d'oeil posthume et tape sur le dos du vieux romancier aux écrivains en herbe.

En résumé, un bulletin très riche, très complet, avec une très belle iconographie, qui exploite toutes les ressources et sources possibles : illustrations de Joubert, bandes dessinées, photographies, écrits originaux... Ce numéro spécial, par la variété et le nombre des témoignages et des auteurs, donne à lire de multiples "portraits" de Jean-Louis Foncine, comme romancier, animateur scout, directeur de collection, cinéaste... Un régal pour les fans du Pays perdu et une occasion pour ceux qui ne connaitraient que les Ayacks ou le Relais de la Chance-au-Roy de découvrir en profondeur tout l'univers de Jean-Louis Foncine.

--> Le site des Amis du Signe de Piste <--

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