"- Mais comment donc, le Festival est terminé depuis 24h et encore rien sur le blog ?
- Mais comment se fait-ce, même pas un petit message ?
- C'est un scandale, c'est une honte, c'est inadmissible !"

Oui, oui, oui, ça vient. Le temps de rentrer à la maison, reprendre l'ordinateur, trier les photos et les souvenirs, trouver le courage de taper... Allez, petits chanceux, vous allez avoir une semaine entièrement consacrée à Dedica'Marcq, tellement on a de choses à raconter. Et ça vous fera bien regretter de pas être venus, na ! Quoi qu'on est pas méchants : les retardataires pourront se rattraper chez Carrick, samedi 5 décembre. Et ceux qui veulent remettre ça une journée aussi d'ailleurs. Parce que, voyez-vous, Dédica'Marcq, pour reprendre encore une fois une appréciation toute Signe de Piste, c'était très bien. C'était même bien.

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Samedi 28 novembre. Trois heures de route pour rejoindre le froid, le vent, la pluie. Vive le Nord. Heureusement, l’accueil est aussi chaleureux que le ciel est gris. Et il est très très gris, le ciel. Mais d’abord la météo, on s’en fiche, vu qu’on va passer deux jours enfermés. Pas le temps de mettre le nez dehors, vu que… il y avait beaucoup, beaucoup (mais vraiment beaucoup) de monde.

14h, une heure avant l’ouverture au public. La salle est complètement prête. Les panneaux tiennent debout, les cadres sont accrochés, les derniers clous bien plantés. Les piles de livres sont alignées, le stand de La Croix du Nord installé. Les organisateurs ont juste le temps d’avaler un sandwich (et une part de tarte, quand même, on n'est pas si pressé !) ; les premiers visiteurs commencent sagement à se ranger derrière la porte.

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On jette un dernier coup d’œil à ce qui va être notre royaume durant deux jours. La salle est grande, spacieuse. Bien éclairée. A l’entrée, la caisse (1 euro pour avoir le droit de se cultiver, c’est pas cher payé !) et La Croix du nord qui a sorti un numéro spécial Dedica’Marcq : une sur-couverture sur le Festival, avec l’organisation des deux journées, présentation des expositions, interview des auteurs présents… et tarif préférentiel. Quatre pages rien que pour nous !

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Le chef-organisateur et La Croix du Nord en question

Dans l’ordre de visite, viennent ensuite les expositions. Dans les « déjà vu », on retrouve avec plaisir Un monde, une promesse, exposition sur le scoutisme présentée à Paris en 2008 et quelques reproductions de Pierre Joubert, qui font toujours leur petit effet. Peut-on envisager un Festival de littérature scoute et chrétienne sans un calendrier belge de 1954 ou la scène de la crème du Bracelet de vermeil ? Mais finalement, les cadres sont de moins en moins nombreux, laissant place à des panneaux plus récents, des illustrateurs (Bernard Dufossé) et photographe (Robert Manson) qui ont – ou vont – marquer leur époque et leur milieu tout autant que Pierre Joubert. La grande nouveauté de l’exposition Images de scoutisme est la présentation, en vingt planches, d’Emmanuel Beaudesson. Une première rétrospective d’une œuvre que l’on n’aurait pas cru si riche, vu sa jeunesse : dessins scouts, humoristiques ou non, scènes du Livre de la Jungle, couvertures et illustrations des Ségolène, Apremont, Colons de la Nouvelle France et autres romans Totem ou Défi.

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L'auteur et ses oeuvres

Moins connu des lecteurs Signe de Piste, un autre dessinateur était mis à l’honneur en grand format : Brunor, auteur (entre autres) de La Question interdite. La question interdite, c’est celle que se posent deux jeunes gens qui traversent la baie du Mont Saint-Michel : qui est Jésus ? En y réfléchissant, ils vont remonter aux sources de la pensée chrétienne. L’exposition, déjà présentée en 2009 au Festival d’Angoulême, reprend les planches du livre du même nom, qui est lui-même la suite de www.Jésus qui ? qui a reçu, toujours à Angoulême mais cette fois en 2005, le prix de la bande dessinée chrétienne. Vous n’avez rien compris ? Relisez tranquillement, ça va venir.

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Les expositions, de peur qu’elles se sauvent, sans doute, sont solidement encadrées d’un côté par l’équipe de vente, prête à encaisser les sous-sous des visiteurs, et de l’autre par les auteurs, parés à dédicacer, stylo en l’air. Il est 14h59, on peut ouvrir les portes.

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à suivre...

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