Avant de quitter les enfants de l’Amérique, nous lirons une dernière aventure, loin des premiers combats pour l’indépendance du Canada et pourtant si proche, idéologiquement…

La lettre à la mer (1958)

lettre

«Je me souviens» devise du Québec, fut particulièrement d’actualité lors de l’invasion de la France en 1940. C’est pourquoi Augustin Lefebvre s’engage dans le régiment des Fusiliers Mont-Royal. Après deux ans de garnisons et d’entraînements divers, il débarque à Dieppe le 19 août 1942, est aussitôt fait prisonnier (un bel échec !), réussit cependant à s’évader et à regagner l’Angleterre d’où il revient un peu plus tard, parachuté pour aider la Résistance. De son côté, Yvonne Rannou, institutrice à Porzall-de-Léon, côte nord de la Bretagne (un endroit que l’auteur connaît bien: c’est chez lui), cherche à passer en Angleterre, échoue et se retrouve dans un réseau de la Résistance elle aussi. Dans un paquet tombé à la mer, elle a trouvé une lettre adressée à un certain Augustin Lefebvre inconnu… Mais la Providence veut qu’elle le rencontre lors d’une action où Augustin est blessé. Elle le soigne, découvre son identité, lui donne sa lettre. La guerre finie, ils retourneront ensemble au Canada presque deux cents ans après le premier Lefebvre: « Je me souviens ».

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