31 mai 2009
Georges Cerbelaud-Salagnac et le Canada 7
Mademoiselle de Verchères (1958)

Septembre 1692, au domaine de Verchères. Le maître, François Jarret, est mandé à Québec par M. de Frontenac qui est redevenu gouverneur, pour assister à un Conseil de toute la province. Sa femme, Marie Perrot, est de son côté appelée à Montréal par ses très chères Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame. Ils ne voient pas d’inconvénient à s’absenter simultanément: tout est calme et Verchères abrite dix soldats avec dix miliciens-colons et leurs familles. Ils partent. Mais le Chat-Botté, un trappeur genre espion au service des Anglais, a révélé la chose aux Iroquois toujours en quête d’un mauvais coup. Son complice, Petit-Brochet, sous prétexte de chasser, attire les dix soldats de Verchères dans une île du Saint-Laurent, où il les abandonne en s’enfuyant avec leurs canots. Les Indiens peuvent attaquer. En peu de temps, les alentours sont saccagés et il ne reste plus de défenseurs que Madgelaine de Verchères, quatorze ans, ses deux frères Bernard et Michel, douze et dix ans, trois hommes dont deux couards, des femmes qui crient, et un vieillard qui heureusement a conservé bon œil et aligne ses Iroquois à merveille. Magdelaine tiendra sept jours jusqu’à ce que, alerté par son canon, Montréal lui vienne en aide. Très bonne histoire, simple, héroïque, vraie.

Ce roman a été réédité et est toujours disponibles aux Editions Tequi, dans la collection Défi.

29 mai 2009
Dédica'Stan
Le 7 juin, à 14h30, pendant la fête annuelle du Collège Stanislas (Paris), Yves Taillefer (Yves Combeau) dédicacera ses derniers livres parus aux Editions de la Licorne:

Staff - Le livre de route du chef de patrouille et du second
Essai sur le scoutisme

Le Royaume et la Gloire : Le deuxième jeu et Iaume le preux
Roman scout en deux tomes
Collège Stanislas
22 rue Notre-Dame des Champs
75006 Paris
à partir de 14h30
--> Programme de la journée <--
--> Se procurer les livres <--

27 mai 2009
Georges Cerbelaud-Salagnac et le Canada 6
Les Frères Le Moyne relèvent le gant (1958)

Il s’ensuivit l’encerclement de notre colonie du Canada puisque la baie d’Hudson redevenait anglaise. Mais plus grave, il était resté quelques prisonniers français à Fort-Nelson. Les Français organisèrent alors une expédition par terre, par où les Anglais ne les attendaient pas. Le chevalier de Troyes partir de Montréal avec cent hommes fin mars 1686, par la rivière de l’Outaouais (Ottawa). Ils remontèrent au nord jusqu’au lac Abitibi d’où la rivière Abitibi les mena au Fort Monsoni. La garnison anglaise y dormait tranquillement, elle se réveilla prisonnière. Même scénario quelques jours plus tard plus à l’est, à Fort-Rupert. Le sud de la baie James ainsi nettoyé, Troyes se dirigea vers Fort-Albany, à l’ouest, par terre, tandis qu’un vaisseau pris aux Anglais à Fort-Rupert lui apportait son ravitaillement par mer, avec son artillerie. La jonction cependant fut empêchée par un vent contraire obstiné. Les vivres s’épuisèrent et la troupe épuisée dut à la fin se contenter de «persil de mer» pour toute nourriture… A bout d’espoir, le mercredi 24 juillet, on eut recours à la prière. Au chant des litanies de Sainte Anne (de Beaupré) le vent d’un seul coup tomba, puis reprit en sens inverse. L’artillerie fut promptement débarquée. Le jeudi 25, en guise de déjeuner, le gouverneur Henry Sergeant de Fort-Albany reçut deux boulets très indigestes dans sa salle à manger. Il en capitula le lendemain.

25 mai 2009
Pierre Joubert aux enchères - 13 juin 2009
Et encore une ! La vente Bande dessinée Coutau-Bégarie, qui a lieu le samedi 13 juin à l'Hôtel Drouot, propose 2 dessins originaux de Pierre Joubert... et une petite collection de romans Signe de Piste.

Samedi 13 juin 2009 à 14h00
DROUOT RICHELIEU - SALLE 9
9, rue Drouot - 75009 PARIS
Exposition publique vendredi 12 juin de 11h00 à 18h00 et le matin de la vente de 11h00 à 12h00

Lot 101
COLLECTION SIGNE DE PISTE. 25 LIVRES EN ÉDITIONS ORIGINALES.
La majorité des titres est en excellent état. Avec Les Coureurs de brousse, Les Forts et les purs, La Médaille d'or, Le Tigre et sa panthère, Le Château perdu, La Mort d'Eric, etc...
Estimation de l'ensemble: 250 €

Lot 317
SCOUTS
Encre de chine noire et mine de plomb pour la couverture du journal Scout du 5 juin 1937. Format 23,7 x 29,1 cm. Signée dans le dessin. Une illustration typique de l'univers scout de Joubert.
Estimation: 1 900 € - 2 100 €

Lot 318
CAMP SCOUT
Projet de frise pour un panneau décoratif. Illustration réalisée à l'encre de chine. Format 24 x 15 cm. Monogrammée en bas à gauche. Encadrée.
Estimation: 300 € - 350 €
Résultats à partir du 15 juin...
--> Voir la vente <--
![]()
23 mai 2009
Pierre Joubert aux enchères - 18 mai 2009
Nous vous parlions il y a quelques temps de la vente Neret-Minet et Tessier qui proposait aux enchères un dessin de Pierre Joubert et quelques beaux livres. En voici les résultats :
Lot 235
Chefs d'Oeuvre tome 1. Ed. Alain Littaye 1981. Exemplaire numéroté et signé du TIRAGE DE TETE avec un jeu de 16 illustrations. Etat neuf.
Estimation: 150 €
Résultat: 100 €
Lot 236
Chefs d'Oeuvre tome 2. Ed. Alain Littaye 1982. Exemplaire numéroté et signé du TIRAGE DE TETE avec un portfolio de 16 illustrations couleurs. Etat neuf.
Estimation: 150 €
Résultat: 140 €
Lot 237
Chefs d'Oeuvre tome 3 et 4. Ed. Alain Littaye 1983 et 1985 Editions originales. Etat neuf mais jaquette du 4 insolée.
Estimation: 60 €
Résultat: 110 €
Lot 238
Badge d'Or - 60 ans de dessins pour le Scoutisme. Editions de l'Orme Rond. 1982. Portfolio de 148 pages. Edition originale. Etat neuf.
Estimation: 100 €
Résultat: 130 €

Lot 397-D
La Médaille d'Or. Encre de chine noire pour une illustration des éditions Alsatia. Ft 22 x 28 cm.
Estimation: 300 €
Résultat: 300 €
Est-ce que quelqu'un saurait nous dire si ces lots ont bien été vendus ?
--> Tous les résultats de la vente <--
![]()
21 mai 2009
Georges Cerbelaud-Salagnac et le Canada 5
Le Canada est pourvu d’un évêque en 1659, puis d’un gouverneur, qui sera le comte de Frontenac, en 1672. Les Français explorent le pays toujours plus loin et plus hardiment malgré les incessantes menées anglaises.
Pierre Radisson (1958)

C’est encore, si l’on veut, un récit d’hivernage en 1682-1683. Radisson, accompagné de son beau-frère Médard Chouart, sieur des Groseillers, qui sont deux fameux coureurs-des-bois, veulent faire la traite des fourrures de castors avec les indiens Crees, à l’embouchure de la Kakiwahiwa dans la baie d’Hudson. Ils s’y heurtent d’un côté à des contrebandiers bostoniens et d’un autre au Prince Rupert, navire affrété par la compagnie anglaise de la baie d’Hudson. Les Français bâtissent leur fort qu’ils appellent Fort-Bourbon, les Anglais tentent de réparer leur vieux Fort-Nelson (rien à voir avec l’amiral qui commanda à Trafalgar cent vingt ans après) qui a beaucoup souffert du temps et du climat, et les Bostoniens se retranchent dans une île. Comment Radisson et ses trente compagnons parviennent à dominer puis à mater leurs deux adversaires, est une aventure d’autant plus réjouissantes que leur marge de manœuvre est plus étroite. L’administration du gouverneur du Canada de ce temps-là, M. de La Barre, fort peu inspiré, soupçonna et rudoya si bien ce pauvre Radisson que celui-ci, après avoir battu les Anglais, se laissa embaucher par eux. Que s’ensuivit-il ?

19 mai 2009
Georges Cerbelaud-Salagnac et le Canada 4
Le temps passe. Jacques Cartier est revenu, reparti. Anglais et Hollandais ont pris pied à Terre-Neuve, en Virginie, à Manhattan. Champlain, natif de Brouage où un jour viendra pleurer Marie Mancini, Champlain est venu, Québec est née.
Aux mains des Iroquois (1955)

Le 15 décembre 1640, deux trafiquants, deux scélérats, un Anglais et un Hollandais jaloux des colons français, démolissent les pièges où le grand sachem des Mohawks compte prendre quelques fourrures. Ils font porter les soupçons sur les Hurons amis des Français. En effet, un guet-apens vient de livrer aux deux hommes un grand adolescent de quinze ans, Pierre Le Comte, que des amis hurons maintenant tués reconduisaient chez son père, à Trois-Rivières. Voilà Pierre prisonnier des Iroquois, qui ne savent pas qu’il entend leur langue. Peu après, deux coureurs-des-bois de Trois-Rivières, envoyés en reconnaissance par M. de Chanflour qui commandait la ville, tombent à leur tour aux mains du sachem Onagan. Celui-ci suscite une alliance des Cinq-Nations iroquoises et concocte une savante manœuvre destinée à conquérir Trois-Rivières. Il en sera pourtant pour ses frais de ruse et de mensonge, car Pierre a compris ses plans et s’est évadé pour prévenir Québec. Deux cents indiens paieront de leur vie la traître entreprise de leur chef.
à suivre...

17 mai 2009
Georges Cerbelaud-Salagnac et le Canada 3
Des centaines d’années après, alors que ces légendes sont presque oubliées, Jacques Cartier fait route vers ce qui est devenu le Canada…
Un hivernage à Stadaconé (1953)

Stadaconé est le nom huron du lieu que les Alconquins nomment Québec, l’étranglement. Là, en amont de l’île d’Orléans, les rives du Saint-Laurent se resserrent brutalement. En 1534, Jacques Cartier avait reconnu la côte atlantique du Canada. Reparti de Saint-Malo le 19 mai 1535, il remonte cette fois le Saint-Laurent jusqu’à Stadaconé qu’il atteint le 7 septembre. L’accueil indien est versatile. Après les premiers enthousiasmes survient le refroidissement, fomenté à vrai dire par trois marins de Cartier aidés de deux indigènes. Ces marins veulent anéantir l’expédition à leur profit: la libre contrebande de peaux. Pendant qu’ils trouvent des complices, Cartier remonte le fleuve jusqu’à Hochelaga, qui beaucoup plus tard deviendra Montréal. Il y est bien accueilli, mais le froid arrive et il revient à Stadaconé hiverner dans le fort tout juste achevé par les charpentiers de son expédition. Le scorbut s’en mêle. Les mutins suscitent une attaque indienne. Cependant toutes les traverses échouent sur le courage de Cartier. Il reprendra tranquillement, en mai suivant, le chemin du retour.
à suivre...

15 mai 2009
Georges Cerbelaud-Salagnac et le Canada 2
Chemise-de-Pierre (1958)
C’est une légende utah en deux volumes. On peut tirer tout un lexique indien des notes de ces livres.

Le fils de Sikorh se nomme Witsitsi. Il a dix-huit ans. Il est le petit-fils de la vieille Aya. Garçon serviable mais solitaire. Voici qu’il append du Vieillard-de-la-Montagne le secret de sa naissance, dont Aya ne parle jamais, comment son père Sikorh fut assassiné par Chemise-de-Pierre et sa mère Paga réduite en esclavage. Witsitsi est valeureux, le conseil de la tribu l’agrée comme chef de guerre. Il réussit à fédérer toutes les tribus utah contre Chemise-de-Pierre. Il n’y a que Woutcha, de sa propre tribu, qui le jalouse et s’apprête à trahir tout le monde. La légende raconte ici des choses surprenantes. Witsitsi fendu en deux par Aya se transforme en les jumeaux Tava et Tougwa, le Juste et le Violent. Qui sait les desseins du Grand Esprit ? Les jumeaux échappent au poison que Woutcha leur réservait, ils prennent le commandement de l’armée et celle-ci s’ébranle. Woutcha bien sûr lui fausse compagnie mais les enfants du chef Togohav l’ont vu. Atsaba et Pakwé, le frère et la sœur, se lancent à ses trousses.

Au début du second tome, La Caverne de la montagne, on assiste à la poursuite de Woutcha, répertoire de toutes les ruses indiennes pour effacer ses traces, de toute la science indienne pour les retrouver. Mais les deux enfants tombent aux mains des Lipans, alliés de Woutcha. Pendant ce temps, Tava et Tougwa ont fait progresser leurs troupes, non sans avoir dû mater quelques désordres. Pour reconnaître l’ennemi, ils se transforment en pigeons. Malheureusement, les deux filles (jumelles aussi) de Chemise-de-Pierre, Mia et Souhé, les capturent. Si le caractère de Souhé demeure cruel, celui de Mia cependant s’adoucit, elle découvre la pitié et relâche les pigeons. Ces derniers peuvent rejoindre l’armée et reprendre leur forme humaine.
Woutcha aussi rend la liberté à Atsaba. Il s’attend à ce que, sans qu’elle s’en doute, sa piste mène les Lipans à son ancien village, qu’il veut leur faire anéantir. En vain. Atsaba s’en est rendu compte, elle saura les duper. Son frère Pakwé a dû rester avec Woutcha qui espère de son côté tuer Tava et Tougwa par ruse. Le sacrifice de Pakwé les sauve et c’est Woutcha qui perd la vie. La victoire sur Chemise-de-Pierre ne sera pas acquise encore sans de formisables soubresauts tant ses pouvoirs magiques sont fabuleux. Mais Witsitsi triomphe enfin et retrouve son unité, les oracles sont accomplis, l’auteur se tait: «Puisse mon récit avoir roulé comme tes flots, ô Rivière Rouge, ô Colorado !». Un peu étourdis, nous nous demandons si nous ne voulons pas rêver encore…
à suivre...

13 mai 2009
Le Prince Eric chez le coiffeur
Tout le monde sait que la fameuse mèche blonde de Jef sur la couverture du Prince Eric est plus ou moins coiffée en arrière, selon les éditions, les présentations et la force du vent de l'époque, lui donnant un air, tour à tour "strict 1940" ou "zazou 1970". Par contre, nous venons de découvrir que les deux dessins avaient été utilisés avec la même mise en page pour le Nouveau Signe de Piste "dessins pleine couverture" (autrement appelé "les derniers Signe de Piste" ou encore "Le Signe de Piste l'Aventure" selon à qui on en parle). Cherchez les différences !

1984 ................................................. 1988
Info piquée dans Joubimania n°23![]()




