Le Canada est pourvu d’un évêque en 1659, puis d’un gouverneur, qui sera le comte de Frontenac, en 1672. Les Français explorent le pays toujours plus loin et plus hardiment malgré les incessantes menées anglaises.

Pierre Radisson (1958)

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C’est encore, si l’on veut, un récit d’hivernage en 1682-1683. Radisson, accompagné de son beau-frère Médard Chouart, sieur des Groseillers, qui sont deux fameux coureurs-des-bois, veulent faire la traite des fourrures de castors avec les indiens Crees, à l’embouchure de la Kakiwahiwa dans la baie d’Hudson. Ils s’y heurtent d’un côté à des contrebandiers bostoniens et d’un autre au Prince Rupert, navire affrété par la compagnie anglaise de la baie d’Hudson. Les Français bâtissent leur fort qu’ils appellent Fort-Bourbon, les Anglais tentent de réparer leur vieux Fort-Nelson (rien à voir avec l’amiral qui commanda à Trafalgar cent vingt ans après) qui a beaucoup souffert du temps et du climat, et les Bostoniens se retranchent dans une île. Comment Radisson et ses trente compagnons parviennent à dominer puis à mater leurs deux adversaires, est une aventure d’autant plus réjouissantes que leur marge de manœuvre est plus étroite. L’administration du gouverneur du Canada de ce temps-là, M. de La Barre, fort peu inspiré, soupçonna et rudoya si bien ce pauvre Radisson que celui-ci, après avoir battu les Anglais, se laissa embaucher par eux. Que s’ensuivit-il ?

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